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Nouveau : Obligation de négocier sur l'emploi des seniors

sous peine d'une pénalité de 1% à compter du 1er janvier 2010

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P.S.E.

Il devient urgent de mettre en place la GPEC !

La loi du 18 janvier 2005 de cohésion sociale, ou loi Borloo, oblige les entreprises et groupes de plus de 300 salariés, 150 pour ceux de dimension communautaire, à engager tous les trois ans une négociation sur les modalités information et de consultation du comité d’entreprise, sur la stratégie de l’entreprise et ses effets sur l’emploi (article L320-2 du code du travail), et sur la mise en place d’un dispositif de GPEC et d’éléments associés : formation, validation des acquis de l’expérience, bilan de compétence, accompagnement à la mobilité…

Quid lors d’un licenciement économique ?

Pour non respect d’un accord GPEC, le Tribunal de Grande Instance de Nanterre suspend un plan social (PSE) chez Capgemini Outsourcing.

Le 16 janvier 20 09, le TGI de Nanterre suspend un plan social chez Capgemini Outsourcing qui devait entraîner la suppression de 250 postes (150 départs volontaires, 100 reclassements). Toutefois, l'ordonnance du juge des référés s'estime incompétente pour répondre à la demande d'annulation du plan social, qui devra être renvoyée vers un juge de fond.

L’ordonnance précise : «  ainsi, il ne peut qu’être constaté le non respect par la société CAPGEMINI de l’accord collectif du 9 mai 2005 …..et l’insuffisance d’information  des institutions représentatives de personnel.. »

La Jurisprudence (dont une décision de la Cour d’Appel de Paris du 7 mars 2007 ) a été amenée à annulé des plans sociaux au motif que :

1.      Les entreprises n’avaient pas engagé de négociation en matière de GPEC dans le cadre d’une fréquence triennale (article L320-2 du code du travail) 

2.      Et que la procédure d’information et de consultation de l’article L 432-1-1 n’a pas été respectée.

Rappelons que L 432-1-1 du code du travail impose quelle que soit la taille de l’entreprise « d’informer et consulter annuellement le comité d’entreprise sur la mise en place d’un dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences » lors de la présentation annuelle au comité d’entreprise du rapport annuel d’ensemble.

La référence à l’article L 432-1-1 s’applique aussi bien aux « grandes entreprises » qu’au PME. Ces PME ne sont donc pas exemptées de toute démarche sur la GPEC

CONCLUSION

La réforme du code du travail instaure donc un lien nouveau entre la GPEC et le plan de sauvegarde de l’emploi qui accompagne tout plan social.

L’absence de dispositif de GPEC peut donner lieu à une interprétation plus sévère de l’obligation de reclassement : le législateur comme la jurisprudence naissante sur le sujet introduisent progressivement la notion de reclassement préventif.